
Durablement ?
« Durablement Chevriard » ? À voir l’état de ce pont, on est surtout dans le durablement bancal.
Ce ponton est emprunté chaque jour par des familles, des enfants, des promeneurs et de nombreux habitants. Pourtant, il suffit de le traverser pour constater des lames fendues, des déformations visibles et des signes évidents de dégradation. Un équipement public ne devrait jamais inspirer la méfiance à celles et ceux qui l’utilisent au quotidien.

Au-delà de ce pont, c’est une certaine manière de gérer notre commune qui interroge. Trop souvent, la communication semble prendre le pas sur l’entretien du quotidien. On préfère les effets d’annonce et les belles publications à ce qui devrait pourtant être la priorité : garantir notre sécurité et entretenir correctement le patrimoine communal.

Ce pont est devenu, malgré lui, le reflet d’une gestion au rafistolage : on reporte les décisions, on minimise les alertes et l’on attend que les dégradations deviennent impossibles à ignorer avant d’agir. Une méthode qui finit toujours par coûter plus cher aux contribuables. Nous n’attendons pas des miracles. Simplement que l’argent public soit utilisé avec sérieux : entretenir ce qui existe déjà, anticiper les problèmes plutôt que les subir et garantir des aménagements sûrs et réellement durables.

À Chevry-Cossigny, le développement durable semble parfois se résumer à faire durer les problèmes. Et à force d’entendre « ça tiendra bien encore un peu », on finit par se demander si ce n’est pas la véritable devise de la majorité.
Signaler ces défaillances, c’est exercer pleinement notre rôle d’opposition : alerter lorsque c’est nécessaire, défendre l’intérêt général et rappeler qu’en matière de sécurité, mieux vaut remplacer une lame de bois qu’avoir à expliquer, après coup, pourquoi personne n’a jugé utile de le faire.